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Pro Bruxsel, parti politique de citoyens bruxellois de toutes origines, francophones, néerlandophones et autres, qui veulent dépasser les clivages stériles. Pro Bruxsel refuse toute instrumentalisation de la Région bruxelloise. Dans un esprit d’ouverture et de tolérance, Pro Bruxsel veut promouvoir une identité régionale intégrant les langues et les cultures différentes et défendre les intérêts de la Région bruxelloise et de tous les Bruxellois. 22/06/2010Bruxelles n’est pas à vendre ! (Carte blanche parue dans Le Soir) Alain Maskens Co-rédacteur du « Manifeste bruxellois » et de l’« Appel aux Bruxellois », ancien président de l’ASBL Manifesto, membre de Pro Bruxsel Au lendemain des élections, on voit se profiler un scénario inquiétant. Un meilleur financement de Bruxelles, en échange de plus de cogestion de la région centrale du pays par ses deux voisines. Cette cogestion, la majorité des Bruxellois n’en veulent pas, eux qui se perçoivent avant tout Belges, Bruxellois et Européens, qui sont heureux de la diversité culturelle de leur Région, et où l’on parle plus d’une langue dans près de 4 foyers sur 10. Le public n’en est pas toujours conscient, mais une cogestion avancée est déjà à l’œuvre, dans des domaines aussi importants pour Bruxelles que l’enseignement, la culture, l’aide à la jeunesse et les sports, l’accueil des primo-arrivants, la médecine préventive etc. En effet, dans tous ces domaines, le gouvernement bruxellois n’est pas compétent. Ce sont le gouvernement flamand et celui de la Communauté française (où les Wallons sont très largement majoritaires) qui s’occupent de ces matières. Ce système de cogestion est compliqué, désarticulé et inefficace. Il sépare artificiellement les institutions bruxelloises en deux réseaux distincts. En tant que système de gouvernement, il a prouvé son incapacité à résoudre en profondeur les plus graves des problèmes auxquels les Bruxellois sont exposés aujourd’hui : un enseignement aux résultats désastreux, et le chômage des jeunes qui en résulte, véritable drame pour de nombreuses familles bruxelloises. Le scénario du troc d’une cogestion accrue en échange d’un financement amélioré est pourtant hautement probable. En effet : 1. Pour des raisons de stabilité socio-économique, le PS voudra aboutir rapidement à un accord institutionnel (à juste titre). 2. La demande de plus de cogestion sera très certainement mise sur la table par la N-VA. 3. Sur le plan financier, Bruxelles est aux abois. Cela fait déjà 10 ans que des scientifiques l’ont montré : un financement juste de Bruxelles nécessite un complément annuel de l’ordre de 500 millions d’euros. Ce qui fait quand même un manque cumulé de 5 milliards. Un financement plus adapté est urgentissime. 4. Les quatre partis francophones traditionnels sont eux aussi favorables à la cogestion de Bruxelles par les Communautés, au moins à son niveau actuel : ainsi que j’ai pu le constater tout au long des travaux du Groupe Wallonie-Bruxelles, aucun d’eux n’est prêt à transférer les principales compétences actuelles de la Communauté française vers la Région bruxelloise et la Région wallonne. Renforcer les Communautés – et donc la cogestion de Bruxelles – en transférant d’autres compétences du Fédéral vers les deux Communautés ne leur posera dès lors pas de gros problème, surtout si cela permet de résoudre le problème financier de Bruxelles (ici, j’espère me tromper, on verra). Au moment où de nouvelles négociations institutionnelles sont imminentes, les plus démunis des Bruxellois sont dès à présent pris en otage à cause du financement injuste de la Région. Ceux qui tiennent à l’avenir de Bruxelles et de la Belgique se trouveront devant un dilemme terrible : accepter ou refuser le marchandage qui s’annonce : un financement amélioré en échange d’une cogestion plus lourde. Pourtant, il faudra résister, parce que, à terme, ceci préparerait la fin de la Région bruxelloise, son inféodation totale à deux gouvernements étrangers, la séparation de sa population obligée de choisir entre les deux sous-nationalités, une gestion de plus en plus complexe, inefficace, largement soumise aux intérêts premiers de ses deux voisins. Pourtant il faudra résister, pour rassurer une Europe inquiète de cette poussée de nationalisme identitaire. Pourtant, il faudra résister, tout simplement par souci de démocratie et d’équité. Les Bruxellois demandent à être traités avec la même autonomie et les mêmes droits que leurs voisins. Et il faudra expliquer avec pédagogie à l’opinion publique flamande que le statut financier de Bruxelles est injuste et que la fin d’une injustice ne se négocie pas. Elle se réclame, dans la dignité, avec obstination, sans compensation aucune. Bruxelles n’est pas à vendre ! 14/06/2010Pro Bruxsel confirme Parti de nulle part en 2009, Pro Bruxsel, confirme sa position à Bruxelles. Le résultat atteint par Pro Bruxsel lors des élections fédérales du 13 juin confirme que nous rencontrons les aspirations de nombreux Bruxellois. Malgré les nombreuses embûches placées sur notre route, et l’effet de surprise étant retombé, Pro Bruxsel confirme sa place dans le paysage politique bruxellois. Cela signifie concrètement que de nombreux Bruxellois sont gagnés à l’idée d’une évolution naturelle d’une Belgique des Communautés vers une Belgique fédérale articulée sur 3 (ou 4) Régions. Avec ce résultat Pro Bruxsel est aujourd’hui, dans l’arrondissement de BHV, le deuxième parti démocratique non subsidié. Tout comme lors de la dernière campagne électorale, les partis traditionnels ont placé le débat sur le terrain le plus facile : la confrontation entre les deux grandes communautés linguistiques. On a bien entendu, çà et là, quelques accents différents, mais, l’un dans l’autre, les jeux étaient faits et on est resté au niveau des généralités d’usage. Et sur les vraies questions que se posent les citoyens : « nos pensions seront-elles payées? », « Que se passera-t-il avec les soins de santé ? », « Comment vais-je (re)trouver du travail ? », « Comment financer Bruxelles pour donner à nos jeunes un espoir pour leur avenir ? » ; ni les partis traditionnels, et encore moins la NVA, la lijst De Decker ou le Vlaams Belang, n’ont eu de réponse crédible à donner. Le message de bon sens de Pro Bruxsel n'a malheureusement pas encore touché suffisamment de citoyens bruxellois. Tout ceci conforte la volonté de Pro Bruxsel de continuer à travailler au projet d’une Région bruxelloise rénovée dans la perspective des prochaines élections communales. Nous allons notamment travailler en profondeur à une répartition plus efficace des compétences et des tâches entre la Région et les dix-neuf communes. Pro Bruxsel remercie de tout coeur ses 7201 électeurs et compte sur eux pour poursuivre la construction de ce parti qui émerge. Pro Bruxsel s’engage avec eux pour un Bruxelles plus attractif et en meilleure santé, tant pour les élections communales en 2012 que pour les élections en 2014 ou avant. Vive Pro Bruxsel 2012 ! Après avoir constaté la faillite de la confrontation entre les Communautés, Bruxelles doit exiger une réforme fondamentale de l’Etat belge afin de disposer des moyens d’assurer l’avenir de ses citoyens et particulièrement de ses enfants. Il n’y plus aucune raison pour la Région bruxelloise de rester dépendante de la Communauté flamande et de la Communauté française. Bruxelles doit exiger de pouvoir se gérer de manière indépendante au sein d’une Belgique nouvelle. Les Régions sont les seules entités qui doivent subsister dans la Belgique de demain. Si elles le jugent nécessaire, elles pourront, ensemble, décider des compétences qui seront confiées au niveau fédéral qui représenterait alors l’Etat au niveau Européen et international. Bruxelles doit être libre d’exercer, en toute indépendance, toutes les compétences culturelles, y compris l’enseignement, et les matières personnalisables concernant ses habitants. Bruxelles doit être libre de décider de la manière dont elle souhaite se gérer et s’administrer, dans le respect de tous et en garantissant le droit des minorités. Bruxelles doit être libre d’organiser un enseignement multilingue pour donner à tous les jeunes les meilleures chances dans une Ville-Région internationale, lieu de rencontre historique de la culture latine et de la culture germanique ; et plus récemment lieu de rencontre de l’Europe et du monde. Bruxelles doit être libre de prélever l’impôt des personnes physiques sur le lieu où elles travaillent. Bruxelles doit être libre de mieux gérer sa mobilité et garantir une meilleure qualité de vie à ses habitants et ses visiteurs, en organisant un péage urbain comme le font Londres ou Stockholm avec succès. Bruxelles doit avoir les moyens d’organiser une coexistence harmonieuse et bénéfique pour tous ses habitants et ses visiteurs. En collaboration avec ses voisins, Bruxelles doit pouvoir gérer la mobilité, la sécurité, l’aménagement du territoire et l’économie de son hinterland au profit de tous. Pro Bruxsel souhaite construire un avenir commun avec les autres Régions, si la Flandre et la Wallonie le veulent aussi. Si cette volonté n’existe plus, Bruxelles doit être libre de prendre, seule, son destin en main, en toute indépendance. C’est pour défendre ce projet d’autonomie pour Bruxelles et ce projet d’avenir pour la Belgique que Pro Bruxsel a décidé de présenter une liste de 22 candidats bruxellois francophones et néerlandophones aux prochaines élections pour porter au Parlement fédéral, la voix des Bruxellois.
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